Reprise d’activités et conditions de travail

Bien que progressive, la reprise d’activité des entreprises reste complexe. Et ce dans un contexte de crise sanitaire qui vient interroger leurs organisations.

La prise en compte des enjeux de santé au travail devenant centrale.

Par Patrick FAOUEN, ergonome, gérant de la société PRODERGO

www.prodergo.com et 06 60 06 07 29

Comme nous avons eu récemment l’occasion de l’évoquer, les dirigeants et leur encadrement doivent mener conjointement une réflexion afin de co-construire des solutions qui répondent aux enjeux de production tout en préservant la santé de leurs collaborateurs.

A ce titre, le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) doit être actualisé en tenant compte des changements de circonstances et d’organisation du travail en lien avec les instances représentatives du personnel, le service de santé au travail (CSE, CSSCT…) et les salariés.

 Cf document INRS : http://www.inrs.fr/risques/covid19-prevention-entreprise/ce-qu-il-faut-retenir.html

Bien en amont et au-delà de la mise en application de ces principes, de nombreuses questions persistent s’adressant aussi bien aux entreprises qu’aux intervenants extérieurs potentiels, les consultants notamment.

  • Comment recueillir et définir avec les acteurs de l’entreprise des pistes d’aménagement réalistes et efficaces pour tous?
  • Comment réaliser une analyse préalable des activités qui soit pertinente au regard des situations dégradées ou modifiées (par rapport aux usages pré-COVID) ?
  • De quelle manière sera actualisé le DUERP ? Avec quels acteurs ? Selon quelle méthode/moyen d’évaluation prédictive ?
  • Et enfin, quid des recommandations pour les salariés en situation de télétravail à leur domicile et leurs conditions de reprise dans leur entreprise

Il nous semble important de penser ces nouvelles conditions de travail dans une démarche plus large d’efficacité de « production/process » a articuler avec celle de prévention des Risques (Psycho-Sociaux, Troubles Musculo-Squelettiques, Sanitaires,…).

Cela doit s’inscrire dans la durée avec des intervenants experts en méthodes d’accompagnement participatives avec le collectif des acteurs d’entreprise concernés.

Dans leur pratique, les Ergonomes ont ainsi l’habitude d’intervenir, de conseiller et de former sur ce champ : « La crise nous invite à (ré)affirmer, à (ré)inventer nos façons de faire et à poursuivre la démonstration de l’utilité et de la pertinence des ergonomes pour contribuer à la conception des systèmes de travail et de vie dans toutes leurs dimensions » https://ergonomie-self.org/wp-content/uploads/2020/05/controverser-avec-la-self-soutenir-le-travail-en-temps-de-crise-une-offre-a-repenser.pdf.                  

PRODERGO met à profit ainsi ses 30 années d’expérience, au service d’actions  de prévention et d’efficacité durables. Je suis particulièrement sensible aux difficultés rencontrées par les entreprises et en même temps conscient des opportunités possibles pour rebondir différemment, notamment dans le domaine du bien-être au travail.

Cette dimension importante des « facteurs humains » est bien en interaction étroite avec des études d’optimisation des nouvelles conditions de travail.

Nous rentrons dans le temps d’une démarche d’innovation orientée sur les transformations du travail qui puissent être capable d’anticiper, d’accompagner et de s‘adapter au mieux aux changements de société actuelle comme à venir.